Étude

Critique du Coran

Une analyse sémantico-historique et historico-critique de la cosmogonie et de la Genèse selon le Coran.

 
 
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La Genèse de la Terre selon le

Coran


 

 I. Introduction :
 

Le Coran décrit-il la forme de la Terre ? Nous allons voir qu'en fait le Coran n'en décrit pas explicitement la forme, mais se circonscrit plutôt à décrire sa formation, comme ayant été le lieu de jets de gros rochers, d'éparpillement par dessus de genres d'ancrages. Ce qui rappelle étonnamment la formation de la planète selon les modèles astrophysiques. En effet, quoi que cela puisse sembler à priori troublant, le Coran s'arrête plusieurs fois sur la chute d'objets depuis le ciel et évoque explicitement le fondement de la Terre par des genres d'ancrages, depuis le ciel [1].

 

(Cor. 15:19) : « Et quant à la terre, Nous l'avons dilatée et y avons jeté des ancrages, et y avons fait pousser de toute chose de façon équilibrée. »

(Cor. 52:44) : « Et s'ils voient tomber des fragments du ciel, ils disent : "Ce sont des nuages superposés." » [2].

(Cor. 57:25) : « Et Nous avons fait descendre le fer, dans lequel il y a une force redoutable, mais aussi maintes utilités pour les gens. »

 

* * *

 



(Cor.21,31)
"Il a fait en la terre des ancrages afin qu'elles vous suportent."
En creusant, on tombe sur les profondeurs rocheux de la litosphère.

 

Le Coran décrit d'autre part le redressement des montagnes dans l'autre sens :

(Coran 88:17-20) : « Ne considèrent-ils donc pas les chameaux, comment ils ont été créés, et le ciel comment il est élevé, et les montagnes comment elles sont dressées et la terre comment elle a été pressée [surfacée] ? »

* * *

Nous allons voir que le Coran, contrairement à ce qui est assez régulièrement erronément affirmé, ne concevait pas la Terre comme plate. Cependant certains termes ont manifestement suscité des difficultés conceptuels chez d'anciens exégètes, tout de même postérieurs à Muhammad de plus de deux siècles, concevant les sens des versets dans un espace en deux dimensions, là où, nous allons le voir, Muhammad concevait très manifestement une dilatation ou une expansion en trois dimensions de la Terre par ensemencement à partir du ciel.

***

Or, le côté le plus surprenant du Coran, n'est pas cette conception d'ensemencement et de jets d'ancrages depuis le ciel, puisque le Coran mentionne manifestement le mouvement de la Terre dans l'espace. Le verset le plus explicite à ce sujet étant celui-ci ; (Cor. 41:11) : « Il s’est ensuite élevé au ciel qui était alors en fumée et lui dit, ainsi qu’à la Terre : "Venez tous deux, bon gré, mal gré". Tous deux dirent: "Nous venons obéissants" ». Ce qui signifie que le ciel décrit comme ayant émergé en un seul objet compact (Cor. 21:30), élargi avec puissance (Cor. 51:27) s'étend vers le Trône divin (Cor. 79:21) décrit comme extérieur aux cieux.

Il peut paraitre invraisemblable que le Coran mentionne véritablement la Terre comme se mouvant dans l'espace, or  cela est explicitement formulé, entre-autre dans le verset cité plus haut. Il faut cependant souligner combien la maitrise des positions des astres constituait une science proprement vitale dans cet environnement mortellement hostile et en perpétuel changement qui semble littéralement glisser sous les pieds des bédouins du désert, au regard desquels ne s'exposaient comme étant stables que les astres célestes. Tandis que même une personne moderne suréquipée avec des instruments de mesures de haute technologie arrive à s'y égarer au péril de disparaitre à jamais dans les sables. Il est fort raisonnable de concevoir qu'ils aient compris avant l'heure que la Terre elle-même se mouvait dans l'espace au milieu et avec les astres. Quoi qu'il en soit le Coran est très explicite sur ce point, même si cela parait réellement déconcertant quand nous savons que le modèle géocentrique semblait dominer dans le monde jusqu'à une époque beaucoup plus récente.


 

II. La Genèse de la Terre :

1. Madda :


 (Cor. 15:19) 
''Et quant à la terre, Nous l'avons dilatée et y avons jeté des ancrages, et y avons fait pousser de toute chose de façon équilibrée."

 

(Cor. 50:7)
''Et quant à la terre, Nous l'avons dilatée et y avons jeté des ancrages, et y avons fait pousser de toutes choses rayonnantes."

 


 

Le fer et le nickel lourds contenus dans les astéroïdes chutant sur la 
Terre en formation ont mouillé en chutant au coeur de la planète.


madda = maded = allonger, atteindre, dilater, étaler, étendre, étirer faire une extension, pénétrer, prolonger, rallonger, tirer.

rawasiya = rendu souvent par grosses montagnes, évoque l'ensemensement de la Terre depuis l'espace avec des masses aui y sont ancrées.

 


 

Le Coran décrit la formation de la Terre comme ayant été formée en y faisant pénétrer des rochers ou genres de grandes montagnes... Description qui rappelle étonnamment la genèse de la planète selon les modèles modernes.


2. Mahda :


(Cor. 20:53)
''Lui qui vous a assigné la terre comme berceau [/ou chose guidée], et vous y a acheminé des chemins; et qui du ciel a fait descendre de l'eau. Puis, par elle, Nous avons fait sortir par couples différentes plantes."

 

mahda = mahdan = berceau : aplatir, assouplir, cimenter, classer,  enfoncer, guider, lisser, niveler, rouler.

 


(Cor. 43:10)
''Lequel a fait pour vous de la terre chose guidée,  et vous y a assigné des sentiers, –peut-être vous guideriez-vous ?"
 


(Cor. 78:6)
"N'avons nous pas rendu la terre guidée."



Le terme mahdan évoque un berceau qui est balancé, et aussi le lieu de l'humanité dans l'immensité de l'espace céleste.

 



Le terme mahdan  signifie aussi de par sa déclinaison et sa racine une chose qui est dirigée, entraînée dans une certaine direction rejoignant le verset (Cor. 15:19).


 

3. firacha :


(Cor. 51:48)
"Et la terre, Nous la faisons circuler (l'avons parsemée). Et quel excellent berceur [/ou guideur] Nous sommes !"

 

firacha = faracha = ameubler, aplatir, étaler, écraser, circuler, cimenter, classer, éventer, étirer, atteindre, défoncer, étendre, allonger, déplier, parsemer, rouler, tourner.

firacha à partir de : 1/ firach = ramassette équipée d'un manche utilisée pour récolter et jeter les déchets collectés. Tandis que 2/ farach   se dit d'un papillon qui tourne autours d'un point lumineux.

 


 

"La Terre parsemée et amassée..."



Le terme évoque également le papillon qui vole et circule autours d'un point lumineux.


Ce verset aussi rappelle donc la genèse de la Terre par la collision de grosses masses rocheuses déjà mentionnée plus haut. Le terme firacha signifie l'idée de collecter, d'assembler et aussi l'idée de circuler autours de quelque chose...

Le sens double étonnant se rejoint par ailleurs étrangement dans le processus de la genèse de la planète, qui a amassé les astéroïdes en circulant et poursuivant le soleil dans sa trajectoire.


4. tahaha :


(Cor. 71:19)
"Et c'est Allah qui vous a rendu la terre compressée/écrasée/simplifiée [lissée/roulée] pour que vous vous acheminiez par ses voies spacieuses."
 

tahaha = couche, revêtement, facile = à partir du verbe "thh" = aplatir, cimenter, égaliser, écraser, étendre, faciliter, lisser, mettre à niveau, paver, presser, rendre atteignablerouler, simplifier.
 
* Ici aussi, l'idée de pression, d'écrasement ne donne pas d'idée de forme mais un exercice physique sur la Terre en formation. En effet, la Terre est une planète rocheuse. Si sa masse n'était pas suffisante, elle resterait diffuse et à l'état gazeux. Or, l'idée de simplifier les voyages colle parfaitement avec la forme arondie de la planète dont l'accès d'un point à un autre est réduit au stricte minimum, ainsi depuis l'an 2000 de nombreux voyages intercontinantaux aériens transitent par le pôle nord réduisant la distance de façon considérable.



La Terre écrasée à coup d'astéroïdes, pressée, lissée et roulée..



La Terre simplifiée pour voyager dessus aisément : la forme ronde relie les "bouts" en sorte de faciliter les déplacements. Ainsi, le passage par le pôle Nord réduit considérablement le trajet de l'Alaska à Spitzberg. Une forme géoïde lisse en surface est la plus simple envisageable pour les déplacements humains en effet.

 

5.  dehaha :


(Cor. 79:30)
"Quant à la Terre après cela nous l'avons comblée [de jets de pierres] (ou lancée)"

 

* Le terme de ce verset est encore très explicite sur l'idée de jeter des pierres vers une cible. Ou de lancer la Terre dans l'espace, l'entraînant avec la déformation de l'espace autours de sa propre masse et autours du soleil... Idée qui rejoint le sens phylologique et étymlogique des termes mahda et dahaha usités aux versets ci-dessus évoquant l'idée de bercement, d'orientation. Le terme signifie en même temps l'idée de lancer la Terre comme un caillou... 
 
 



 

I.a. Analyse du terme dahy :

 

 
 

"Ensuite il forma la Terre comme on pose un caillou en un trou..." conception étrangement très proche de la formation de la planète par l'accrétion d'objets chutant dans le replis spatio-temporel formé par sa propre masse.



"Et d'un torrent on dit "dhaha bilbat’hai" Il se lance (sur la douce terre et les galets dans son cours; ou les fait circuler avec lui)"
 

Le mot clé dans le verset ci-dessus est " dahy". En arabe, il y a une expression : "izha dahaha" ce qui signifie "quand il envoie les pierres vers un trou". Le trou est appelé "Udhiyatun".

"Almadahi" se réfère à des pierres rondes selon la taille du trou dans le sol dans lequel les pierres sont envoyées, dans ce jeu. "Almadahi" veut aussi dire quelque chose de rond fait par le travail d'un groupe de personnes. D'après plusieurs étymologistes, le mot signifiant "œuf d'autruche" a la même racine que " dahy".

 

I.b Daha et Duhiya :

Dans Lissan Al 'Arab la rubrique ??? est très étoffée voici un survol au sujet du sens de ce terme coranique.
 

I.b-1. Dahw : 1. Daha première personne. Dahout, yad'hoo inf. N. dahoo Il étendit; étendre vers l'extérieur ou au loin; élargir ou étendre une chose; et, quand on mentionne Dieu et la terre; on lit également daha. A la première personne cela donne dahaitu. yaad’hae inf. n. dahae : ou Il (Dieu) fit la Terre large, ou ample; comme expliqué par une arabe du désert : aussi, quand on mentionne une autruche on comprend qu'elle étend ou élargit avec sa patte, ou jambe, le lieu où elle dépose ses œufs... yad’hoo, inf. n. dahwu et aussi daja; sous l'autorité de 1Abr. (Vous dites, dahaha Il la compressa; comme vous dites aussi, dhajaha.) Aussi il lança, ou jeta, et pousser, propulsé, retirer de sa place -une pierre, avec sa main. On dit aussi, de celui qui joue avec des noix, "abidil maddha wa adhhuhu", ce qui signifie "Prendre une grande distance, et) [les] lancer". (Voir aussi midh’hat, en deux endroits. Et d'un torrent on dit "dhaha bilbat’hai" Il se lance (sur la douce terre et les galets dans son cours; ou les fait circuler avec lui). Et de la pluie, on dit, "dhaha Al hissa an waj’hil Ardhi" : "Elle fait circuler les galets sur la surface de la terre"; ou les a fait bouger". (Voir aussi daha, dans l'article suivant.) Et "aldhahwu bilhijarathi" signifie aussi Le rival, [contre son rival], au lancer de pierres, essayant de le surpasser (en faisant ainsi); et aussi al-Midahath (inf. n- de dahee). ("TA marra yad’hoo" inf.n. dahow dit d'un cheval : Il vint s'élançant avec ses pattes de devant sans trop relever ses sabots du sol. "daha'l bathan" Le ventre était, ou devint, large, et pendant; et Indahae (le ventre) était, ou devin large, ou distendu : les deux signifient que (le ventre) se gonfla, ou s'enfla, ou grossit, et pendait, à cause du gras ou d'une maladie; comme aussi Dhau et Indah (voir à l'art. dooh.)

I.b-2. Mad’han voir ud’hiyy : Mid’hat : Une chose en bois avec laquelle un enfant marche (yudu’ha), et laquelle, passée sur le sol, balaie tout ce qui vient contre elle. Un jeu auqeul les habitants de la Mecque jouaient : "El-Asadi la décrire ainsi : Almadahiyy et Almasadiyy signifient des pierres comme le (petit gâteau de pain rond appelé) qursath, selon la taille du trou qui est crevé, et élargi un petit peu : ils lancent ensuite les pierres (yad’hoona biha) vers le trou, et si la pierre y tombe, la personne gagne; mais sinon, elle est vaincue : on dit d'elle yad’hu et yasdu quand elle lance les pierres (Iza dhahaha) du sol vers le trou : et le trou est appelé ud'hiyyath. (Selon Freytag, l'autorité de Diwan El-Hudhaliyin, une chose ronde faite de plomb, par le lancement de laquelle les gens concourent à atteindre un trou.)..Pour Almadhuwwath et almad’hiyyath voir à l'article Dahin.


6. sth:

(Cor. 88:20)

"... et la terre comment elle a été pressée [et surfacée] ?"


Le terme central ici est  sutihat qui attire l'attention sur l'état ou la façon dont la surface de la Terre se présente aux regards. ???? est dérivé quant à lui de la racine  sth qui désigne la superficie ou la surface des objets géométriques, mais pas une forme précise.

sathi = Surface, verbe : allonger, aplanir, atteindre, circuler, déplier, dérouler, égaliser, étaler, étendre vers l'extérieur, lisser, niveler, paver, presser, rouler, se répandre.

Ce verset évoque la perfection de la forme de la Terre, qui rappelle l'approche en Grèce Antique, voulant que la forme la plus parfaite serait une sphère. Pythagore considérait ainsi la sphère comme l'objet le plus parfait. La Terre qu’il voyait comme une création de dieu, ne pouvant avoir qu’une forme parfaite, donc sphérique. 

 



"La Terre pressée et égalisée."




La sphère était dès l'Antiquité considérée comme la forme idéale. La Terre ne pouvant qu'être une sphère.

7. kifatan :
(Cor. 77:25)
"N'avons-nous pas rendu la Terre un lieu d'assemblement."

 

 
????

* "KFT" kifâta[n] signifie lieu d'assemblement, suggérant la mise en boule géoïde de la Terre.



III. Autre versets liés : 

III.a. La Terre, un berceau perdu au milieu des cieux :

(Cor. 2:22) : "Celui-là qui vous a fait la terre comme un berceau [guidé] et le ciel comme une construction ; et qui du ciel a fait descendre de l'eau; puis par elle Il a fait sortir des fruits, votre portion. Ne donnez donc pas de rivaux à Dieu, alors que vous savez"

Le mot traduit par "construction" est "binaa" ou "binan". Ce terme signifie "construction". Les cieux sont grande construction au-dessus de la terre.

* La Terre est décrite comme un petit berceau au milieur d'une énorme construction...
 

III.b. Dh'oul Qarnayn explore les limites accessibles du Couchant :

(Cor. 18:86) : "Et quand il eut atteint le Couchant, il le trouva se couchant sur un point d'eau tumultueux, et, près d'elle, il trouva une peuplade. Nous dîmes : « Ô Dhou'l-Qarnaïn, ou tu châties, ou tu adoptes de la bienveillance à leur égard.» "

* Ce verset sur le Dhul-Qarnayn sur des eaux tumultueuses du côté du Couchant, signifie que Dh'oul Qarnayn se trouve sur ces eaux tumultueuses quand le soleil se couche là-bas. C'est-à-dire que le soleil se couche dans la région, sur les eaux tumultueuses où Dh'oul Qarnayn se trouve du côté du Couchant. On peut également comprendre que c'est le Couchant lui-même qui se curve sur des eaux tumultueuses et que Dh'oul Qarnayn trouve une peuplade en ces contrées éloignées.
 
Interpréter ici le verset comme la plongée du soleil dans les eaux est une interprétation erronée :
 

1. wa jadaha taghrubu fi 'aynin hami'atin --- il le trouva se couchant sur des eaux tumultueuses

2. taghribu chams fi bâris --- le soleil se couche à Paris

* Le verset explique que le soleil se couche en ce lieu, comme il se coucherait à Paris ou n'importe où ailleurs.


III.c. La surface de la Terre dénudée d'objets et des montagnes :

(Cor. 18:47) : "Et le jour où Nous ferons marcher les montagnes et tu verras la terre devenir dénudée ! Et Nous les rassemblerons sans en abandonner aucun !"

* Les montagnes vont s'éroder au point d'atteindre le niveau du sol et le sol être dénudé à la vue des hommes au jour du Jugement.
 

III.d. La prosternation en direction de la Mecque :

(Cor. 2:144) : "Oui, nous te voyions le visage tourné vers le ciel. Eh bien, Nous te tournerons certainement vers une orientation qui te complaira. Tourne ton visage, donc, vers la sainte Mosquée. Où que vous soyez, tournez-y vos visages. Oui, et ceux à qui le Livre a été donné savent que voilà bien la vérité de la part de leur Seigneur. Et Dieu n'est pas inattentif à ce qu'ils font."

* Muhammad cherchant la direction de la Mecque par nostalgie est décrit comme tournant son visage vers le ciel. En effet, du fait de la courbure de la surface de la Terre, cela est ainsi. Le Coran commande bien de tourner "les visages" vers la Mecque. Or, en s'inclinant et se prosternant le visage balaye la direction de haut en bas. Le terme rendu pa "orienation" est "tarafa" qui signifie l'idée de couper l'horison en deux verticalement et de viser la verticale au milieu.
 

III.e. Jeûner aux pôles :

(Cor. 2:187) : "Pendant un nombre déterminé de jours. Quiconque d'entre vous est malade ou en voyage, devra jeûner un nombre égal d'autres jours. Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter, il y a une compensation : nourrir un pauvre. Et si quelqu'un fait plus de son propre gré, c'est pour lui; mais il est mieux pour vous de jeûner; si vous saviez !"

* Le passage qui précise que "ceux qui n'en ont pas la capacité" en sont dispensés. Ce qui est notemment le cas dans les pôles où le jour peut durer jusqu'à six mois.

 

IV. Imcompatibilité du Coran Avec la Notion de Terre Plate :

IV.a. (Cor.31:29) :

"N'as-tu pas vu que Dieu fait que la nuit pénètre dans le jour, et que le jour pénètre dans la nuit ? et qu'Il a assujetti le soleil et la lune à couler chacun jusqu'à un terme dénommé ? et que Dieu est bien informé vraiment de ce que vous faites ?"

IV.a'. (Cor. 22:61) :

"C'est qu'en Vérité Dieu fait que la nuit pénètre dans le jour, et que le jour pénètre dans la nuit. Dieu, cependant, entend, Il observe, vraiment !"

* La zône d'entre-pénétration de la lumière et de l'obscurité se nomme pénombre.

 


 

Abdallah ibn abi Awfa rapporte : «Nous accompagnions le Messager dans un voyage alors qu’il jeûnait. Au coucher du soleil, le Prophète dit à un homme : - 'Ô untel, descends de ta monture et prépare-nous du Sawiiq.' - 'Ô Messager’, reprit l’homme, 'attendons la tombée de la nuit.' - 'Descends de ta monture et prépare-nous du Sawiiq', répéta le Prophète. - 'Ô Messager', reprit l’homme, 'il fait encore clair'. - 'Descends de ta monture et prépare-nous du Sawiiq', répéta le Prophète. L’homme descendit alors de sa monture et prépara le Sawiiq. Puis, il le servit au Messager qui en but , puis dit : 'Si vous voyez l'obscurité s'élever dans cette direction,  en tendant la main en direction du levant, alors il est temps pour le fidèle de rompre son jeûne' » (Boukhari et Mouslim).

* Dans ce hadith, Muhammad mentionne explicitement l'élévation de l'ombre au ciel au coucher de soleil. Confortant notre lecture du verset partagé plus-haut.

 

IV.b. (Cor. 39:5) :

"Avec vérité Il a créé les cieux et la terre. Il enroule la nuit au jour, et enroule le jour à la nuit, tandis qu'Il a assujetti le soleil et la lune à couler chacun vers un terme dénommé. N'est-ce pas Lui le puissant, le grand pardonneur ?"

* Enrouler n'est possible que sun un objet courbé. Impossible si la Terre était plate. Ce qui est la preuve formelle que pour Muhammad la Terre n'était pas plate. Géométriquement, la nuit et le jour s'entremêlent et se succèdent en passant l'un au-dessus de l'autre suivant la rotation de la Terre.
 


IV.c. Suggestion de la Forme de la Terre :

1. "Deux Levants et deux Couchants :

 

 
 

"Rabbul machriqayn, wa Rabbul maghribayn"

 (Cor.55:17)
"Seigneur des deux Levants, Seigneur des deux Couchants."

 

 (Cor. 43:38)
"Et lorsqu'il arriva il dit : 'Que n'y a-t-il entre moi et toi l'écart entre les deux Levants, quel mauvais compagnon que là'."

 

* Deux Levants et deux Couchants ne sont pas possibles sur une Terre plate. Du temps de Muhammad, on ne connaissait pas le Nopuveau Monde. Le Levant s'achevait dans le Pacifique et le Couchant dans les eaux tumultueuses de l'Ocean Atlantique. En évoquant deux Levants et deux Couchants, Muhammad suggère l'existance de lieux où le soleil se lève et se couche après s'être levé et couché sur les terres connues à son époque de ce côté du monde. Pas impossible que des commerçants Indiens ou Chinois ayent pu parler de terres au delà du Pacifique à Muhammad, où que celui-ci en ait entendu parler lors de ses multiples voyages commerçantes.

 


Du temps de Muhammad le soleil se levait du Pacifique et se couchait sur l'Atlantique, Muhammad imaginait d'autres terres mystérieuses où le soleil se lève et se couche après s'être couché sur les terres connues, pour se lever à nouveau du côté du Pacifique.

2.  "Seigneur des Levants" :

 
"Rabbal machariq"
(Cor. 37:5)
"Seigneur des cieux et de la Terre, de ce qui réside aux interstices, le Seigneur les Levants."

 
* Seigneur des Levants sans évoquer les Couchants et au pluriel montre que dans l'esprit de Muhammad la Terre ne pouvait pas être plate, et que le soleil se levait absolument en tout endroit tout autour.

 
 

3. "Il renverse la nuit et le jour" :


 
"yuqallibu al layl 'ala al nahar"
(Cor.24:44)
"C'est Allah qui renverse la nuit et le jour, il y a certes en cela une leçon pour les observateurs."
 
*  "yuqallibu"  signifie le fait de renverser la nuit et le jour, chose possible que si il fait respectivent jour et nuit sur deux régions opposées géographiquement.


 
Révolution de la Terre

Le changement de position dans le référentiel solaire de la Terre fait que la nuit et le jour (la zône éclairée ou non) de la planète s'inverse annuellement en plus des effets de la rotation de la Terre avec une périodicité de 24h00.



4. "Un signe dans l'opposition de la nuit et du jour" :
 
"ikhtilaf al layl wa'l nahar"
(Cor. 3:190)
"Certes il y a dans la genèse des cieux et de la Terre et l'opposition de la nuit et du jour des signes pour les gens sensés."

 
 * L'opposition jour-nuit rejoint ici encore l'idée d'une face opposée aux terres connues sur l'ancien monde du temps de Muhammad.

 
5. "Il enroule le jour sur la nuit, et enroule la nuit sur le jour" :

 
"yukawwiru al layl 'ala al nahar"
(Cor. 39:5)
"Il a formé les cieux et la Terre vraiment, il enroule la nuit sur le jour, et enroule le jour sur la nuit, a assujetti le soleil et la lune, chacun court vers un terme défini, n'est-il pas puissant et clément."


* Yukevviru, ce terme aussi exclut catégoriquement l'idée d'une Terre plate, comme la nuit et le jour sont décrits comme s'enroulant : d'où la nécessité de la courbure terrestre dans l'esprit de Muhammad.

 

6. "L'ombre s'allonge graduellement et est appelé vers Allah en direction du ciel" :


 
 (Cor. 25:45)
"N'observe-tu pas comme ton seigneur allonge l'ombre, s'il le voulait il la rendrait paisible, il a ainsi fait du soleil sont témoin. Ensuite il la ramène graduellement vers lui."


* L'ombre est dite être dénoncée par le soleil, s'allongeant à mesure que le soleil s'approche de l'horison jusqu'à se projeter au ciel (vers le Seigneur). N'oublions pas que l'état premier de la nature est l'obscurité, ainsi Muhammad conçoit donc l'ombre dont le contour est dessiné par la lumière du soleil comme une mise en évidence de l'état initial de la zone d'ombre.
 


7. "La Terre élargie spacialement" :

 
"wasi'"
(Cor.4:97)
"La Terre n'est-elle pas faite vaste."

La Terre qui n'existait pas s'est formée et dilatée à mesure d'être allimentée en matériaux divers par de très nombreux astéroïdes qui chutaient dessus par attraction gravitaire.
 
 
(Cor. 29:56)
"Ma Terre est vaste."



8. "Le soleil court vers le Trône, et ne dévie pas sur la lune, chacun vogue vers le Trône" :
 
 
(Cor. 36:38-40)
"Le soleil court vers le lieu qui lui a été décrété, c'est là la sentense du puissant savant, et la lune s'amincit suivant des positions jusqu'à évoquer une tige de palmier désechée, il ne convient pas au soleil de dévier et atteindre la lune, et la nuit ne peut devancer le jour. Tous nage suivant une certaine orbite."




9. "Dieu appella le ciel et la Terre vers Lui [au Trône]" :
 
 
(Cor. 41:11)
"Il s'éleva ensuite au ciel en fumée et lui commanda, ainsi qu'à la Terre : 'Venez bon gré mal gré', et ils obéirent 'nous venons en parfaite obéissance'."

* Selon Bukhari, Muhammad disait que le soleil court vers le trône. En tenant compte des termes étudiés plus haut. Avec tout notre étonnement, on s'aperçoit que Muhamma envisageait le mouvement de la Terre avec le soleil dans son parcours vers le Trône lors de l'expansion des cieux évoqués également explicitement dans (Cor. 51:47).


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[1] Le mot rendu par "terre" est "'ard". La traduction littérale de ce terme conduit à une aliénation sémantique conduisant à un anachronisme assez typique de notre époque. En effet, selon la philologie, ce terme était bien saisi comme le sol sous les pieds et s'arrêtait à cet usage. La racine du mot signifie l'idée de ce qui est présenté à nos yeux, et le mot est usité pour évoquer la partie du sol se présentant sous nos yeux. L'élargissement sémantique de ce terme à l'idée de planète est un anachronisme linguistique. Un Arabe médiéval ne comprenait pas par là au VIIeS autre chose que le sol se présentant à ses yeux, sans autre forme de notion géométrique ou astronomique.

[2]  Le mot rendu par "ciel", ou "cieux", voire "univers" est "samâ" suggérant sémantiquement ce qui est "en haut" et "éloigné". Comme pour le terme "'ard" qui dans la sémantique médiévale suggérait une idée éloignée de celle que nous en entendons à notre époque contemporaine, un arabe du VIIeS se représentait simplement par ce terme "tout ce qui se trouve en haut quand il lève les yeux".
 


 
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